Le cheval

FRANCHES-MONTAGNES

dans l`armée

De tout temps, les chevaux ont tenu une place importante et joué un rôle considérable au sein des armées. Attelés aux chars de combat ou montés, mais également comme animaux de ravitaillement, leur présence s`avéra plus d`une fois décisive quant à l`issue d`une bataille. Il ne subsiste aucun doute, le train est aussi vieux que les armées organisées elles-mêmes. Les colonnes de chevaux, ânes, mulets et chars avaient pour mission de transporter catapultes, tentes, matériaux de construction pour les ponts et bagages. Le nombre de chevaux de cavalerie disponibles étant trop faible dans la Confédération, le peuple s`est vu formé en conséquence. Les Confédérés sont ainsi passés maîtres de l`infanterie en Europe. Au cours des siècles, le train a largement développé son organisation au sein de la troupe, avec une composition et des charrettes adaptées en conséquence. Le train a ainsi connu les sections sanitaire, ravitaillement, génie, infanterie etc. L`arrivée et le développement des véhicules motorisés a réduit petit à petit la place du train. Lors de la première guerre mondiale, l?armée était encore fortement dépendante du cheval, car la fiabilité et la puissance du moteur ne donnaient pas encore satisfaction. Cependant, la deuxième guerre mondiale a révélé une évidence: l`ère du cheval sur le champ de bataille était bel et bien révolue.

Ce n`est que dans les régions de montagnes que le cheval a pu se maintenir jusqu`à nos jours. Les pays comportant des étendues montagneuses ont encore recours aujourd`hui aux animaux de bât. Qu`il s`agisse de mulets, haflingers, fjords, Macédoniens ou d`autres races de chevaux, partout ils remplissent toujours une tâche importante.
En temps de guerre, quelques milliers de soldats du train assureraient le ravitaillement à l`aide de leur FRANCHES-MONTAGNES, haflinger ou mulets. Un FRANCHES-MONTAGNES peut normalement porter une charge de 120 kg plusieurs heures durant en terrain accidenté, sans qu`il doive en subir quelque dommage. Les contraintes pour les chevaux et les soldats dans les conditions géographiques et climatiques extrêmes des Alpes sont très élevées. Le train est mis à profit sur de courtes distances entre une place de transbordement et la troup

Les denrées de ravitaillement sont acheminées à la place de transbordement par l`intermédiaire de véhicules motorisés. Elles sont ensuite transférées sur des animaux de bât, l`idée étant d`utiliser chaque moyen de transport de manière optimale. Un cheval docile, robuste et sobre remplit précisément son rôle dans l`environnement hautement mécanisé de la fin du deuxième millénaire. Les problèmes de ravitaillement rencontrés lors d`actes de guerre au cours des dernières années ont démontré de manière impressionnante les risques encourus avec les moteurs qui ont tôt fait de tomber en panne ainsi que les problèmes de ravitaillement en carburant. Le cheval trouve sa subsistance à peu près n`importe où. L`un des défis des responsables de l`organisation armée consiste à imaginer l`éventail des scénarios possibles et à en tirer les conséquences. On peut aujourd`hui déjà conclure que le train, avec ses animaux de bât, offre une solution économique et fiable, surtout lors de conditions météorologiques défavorables. La mise sur pieds de patrouilles montées au sein de certaines formations du train pourrait être un progrès appréciable. Une telle formule serait certainement avantageuse en Europe, lors de conflits ayant pour conséquences des flux migratoires de réfugiés. Une grande partie du personnel des troupes du train pratiquant déjà l`équitation dans la vie privée, la formation ne serait pas très conséquente.
Le FRANCHES-MONTAGNES peut être utilisé de manière polyvalente dans l`armée, raison pour laquelle il y trouvera également sa justification à l`avenir.